Son ex dans notre lit
09:16Non, il ne m'a pas trompée avec son ex dans notre lit (j'ai jamais compris, d'ailleurs, pourquoi c'était un détail si impor...
08/07/2013 - 09:16
Non, il ne m'a pas trompée avec son ex dans notre lit (j'ai jamais compris, d'ailleurs, pourquoi c'était un détail si important, "tu te rends compte, il m'a trompée, et dans notre propre lit en plus!", perso, s'il me trompe, l'endroit où ça se passe, j'en ai un peu rien à foutre).
Hier soir, j'ai donc ramené son ex dans notre lit (j'ai failli dire dire conjugal... calme toi ma poule, on n'est pas marié). Je ne voulais pas le faire, j'ai lutté plusieurs minutes dans le noir (fallait pas lutter plus longtemps, il a tendance à s'endormir rapidement, mon mec), je me suis retournée et encore retournée dans le lit, j'ai fait du bruit avec mon oreiller, j'ai soupiré bruyamment.
Puis j'ai posé la question:
" Tu lui as beaucoup parlé à ton ex? "
Puis j'ai posé la question:
" Tu lui as beaucoup parlé à ton ex? "
La question n'est pas sortie comme ça, d'un coup, de mon esprit tordu de fille possessive mi-timbrée, mi-psychotique jalouse (quoique finalement, ça aurait pu), il y avait une raison. A ça et à mes silences sur le canapé avant de se coucher.
Mon chéri est allé à un barbecue organisé par d'anciens amis.
Je ne pouvais pas y aller parce que je travaillais tard. Comme il s'agissait de très anciens amis, je me demandais si dans le lot ne trainerait pas, par hasard, une ancienne (salope) copine. Juste comme ça en passant. Je me suis retenue (pour ne pas être une meuf chiante et relou). Jusqu'à admettre qu'en fait, être une meuf chiante et relou, c'est tout moi. Je m'étais donc renseignée, l'air de rien, le matin même. Juste comme ça, en passant. Il m'avait répondu que non, je n'avais pas de soucis à me faire. Perfecto. Passe une bonne journée mon amour, à ce soir.
Je ne pouvais pas y aller parce que je travaillais tard. Comme il s'agissait de très anciens amis, je me demandais si dans le lot ne trainerait pas, par hasard, une ancienne (salope) copine. Juste comme ça en passant. Je me suis retenue (pour ne pas être une meuf chiante et relou). Jusqu'à admettre qu'en fait, être une meuf chiante et relou, c'est tout moi. Je m'étais donc renseignée, l'air de rien, le matin même. Juste comme ça, en passant. Il m'avait répondu que non, je n'avais pas de soucis à me faire. Perfecto. Passe une bonne journée mon amour, à ce soir.
Le soir arrive (le suspense est à son comble), il rendre autour de minuit en tirant un peu la gueule. Mauvaise soirée?
"Il y avait plein de gens que j'avais pas envie de voir.
- Comment ça se fait?
- Beaucoup plus d'invités que ce que je pensais....Il y avait une ex d'ailleurs, je suis désolé."
Pour la forme, je dis qu'il n'a pas a être désolé et que ce n'est pas grave, mais j'apprécie le geste.
Bon.
Il a passé la soirée avec tout un tas d'anciens amis, dont une ex, autour d'un barbecue géant en plein air = Il a passé la soirée avec une ex.
Ok. Ok. Restons calmes. Ne bloque pas sur la dernière information.
Je répète, ne bloque pas sur la dernière information.
"Et euh...sinon... vous avez bien mangé? Pas trop chaud? Des moustiques? Fatigué? Houlala! Mais c'est que c'est tard, et si on allait se coucher?"
Une fois la lumière éteinte, mon double maléfique a pris le dessus (en même temps, je ne crois pas qu'il soit caché très loin), j'ai frôlé la crise d'angoisse alors j'ai brisé ma propre règle (je n'en ai que deux et elles sont plutôt simples: ne pas parler d'une autre femme dans notre lit, encore moins d'une ex, et ne jamais s'endormir ou se quitter sur une dispute. Mais bon étant que celle-là aussi je l'ai largement ignoré à de nombreuses reprises (je vous en parle bientôt), pourquoi s'arrêter en si bon chemin!). J'ai donc posé LA question:
"Tu lui as beaucoup parlé à ton ex?
- Absolument pas."
Ca a le mérite d'être clair.
Bien, bien, bien.
Ne reste qu'un détail.
"C'était laquelle?"
Et là, évidemment, ça n'aurait pas pu être une meuf avec qui il est sorti pendant deux semaines, non, ça aurait été bien trop facile. Et tellement moins drôle.
"Celle avec qui je suis restée pendant 5 ans".
Ok, ok, tout va bien, de toute façon, il ne lui a ABSOLUMENT pas parlé. Tout va bien. Oublie pas de respirer. Putain, j'ai la tête qui tourne. Normal elle est envahie d'une bonne centaine de questions:
-Est-ce qu'elle est belle?
-Et surtout, est-ce qu'elle est plus belle que moi?
- Est-ce que tu penses à elle, des fois?
-Est-ce qu'elle t'as fait du mal?
-Tu l'aimais vraiment? ("Non, non, je suis resté avec elle pendant 5 ans parce que j'avais la flemme de la larguer", "Merci mon chéri, c'est exactement ce que je voulais entendre.")
Suivi de (alors là, c'est le pompom):
-Tu l'aimais plus que tu ne m'aimes moi?
-Tu l'aimes encore?
-Ca t'a fait quoi de la voir?
-Ca t'a rendu nostalgique? T'as envie de la revoir?
Puis évidemment, en grande mathématicienne que je suis, je suis assez rapidement (une flèche, je vous dis!) arrivée au fait qu'ils avaient fait l'amour plus souvent en 5 ans, que nous en 2, ça m'a donné envie de vomir. Et de chialer en même temps (ce qui n'est jamais très évident).
Mais je suis restée digne. J'ai dit "bonne nuit, repose-toi bien mon amour". Et j'ai gardé les yeux ouverts jusqu'à 3h de matin. C'est le temps qu'il a fallu pour que je sois épuisée par ma propre connerie et que je me rende compte que c'est avec moi qu'il dort cette nuit. Et la nuit prochaine. Et celles qui vont suivre (je touche du bois. La table basse pour être plus précise). Que si j'ai des questions, des doutes (sur moi, hein! Je doute de moi, pas de lui.), c'est pas une raison pour déclencher une énième dispute.
Tout ça pour dire que je suis toujours aussi gravement atteinte. Mais je me soigne!

