Dear Music, i think i'm in love with you...
08:17Il y a des gens qui crient devant un match de foot, de basket ou de hand. Même sans être des fans de la première heure, une finale de coup...
13/01/2014 - 08:17
Il y a des gens qui crient devant un match de foot, de basket ou de
hand. Même sans être des fans de la première heure, une finale de coupe
de monde ou une possible bonne place aux jeux olympiques suffit à gonfler les
poumons et à déployer la gorge des plus réfractaires. Même de celles qui normalement
profitent des jours de match en saison pour rattrapper leur retard de Grey's Anatomy.
Pour d'autre, c'est croiser une copine en plein shopping.
Il y a aussi la victoire aux élections
présidentielles de son candidat favori.
Parce qu'on voit son nom sur la liste des reçus au bac.
Parce qu'à la sortie du four, le gâteau à la même tête que dans le bouquin.
Ou parce qu'il a répondu à notre texto. Même avec trois jours de retard.
Moi tout ça, ça me fait sourire. Je suis contente, okay, je peux même être excitée mais rien qui me poussera à laisser échapper le cri de la victoire.
Le truc, qui, moi, me fait vraiment triper, c'est la
musique.
Quand je vais à un concert, je fais toujours un peu gaffe avec qui j'y vais. Parce que de calme, discrète, presque effacée, réfléchie, posée, chiante, qui à tendance à tourner sa langue plutôt
150 fois qu'une avant de parler, je passe à... hystérique.
Les gens que je rencontre en concert et qui me voient ensuite dans la vraie vie (pas devant une baffle, donc) me disent souvent "ah mais t'es super calme en fait, je t'imaginais pas comme ça".
Et les gens que je connais depuis un moment et que j'invite à un concert me disent souvent que...en fait, ils disent rien. Ils ont juste peur.
Téléporte-moi dans une salle de concert,
mon coco, et tu verras à qui tu te frottes.
Bien avant la date
fatidique, je ne tiens plus en place. Je ne dors plus, je souris en
permanence, je chantonne. Même sortie de sous ma douche.
Et le soir
même, je pars de chez moi à 15h (mais bien sûr que j'exagère...ahem) et je suis collée au premier rang, la barrière de sécurité est ma meilleure amie. Et dès que les lumières s'éteignent, je donne de la
voix comme si j'étais sur scène, je crie à m'en défoncer les cordes vocales, je me
ruine les poumons, je saute, je danse, je pogote, je suis en nage, le
visage luisant, la mèche collée au front. Il n'y a plus que la musique
et moi, je suis en transe. Et rien à foutre de mon voisin ou de la salle
comble. Rien à foutre de savoir comment sonne ma voix, j'ai la basse
dans le bide, le pied qui frappe le sol, les bras dans les airs, la tête
qui part en arrière. Je suis amoureuse de la musique, je plane, mon coeur fait la batterie, mes doigts les solos de
guitare, ma tête les mélodies. Je connais tout pas coeur, je découvre
tout à l'instant.
Généralement, les gens se
retournent sur moi, avec un air inquiet. Je suis la dingue qui va ruiner leur concert. Je
commence à crier avant l'intro, puis je re-crie au bout de la deuxième note parce que
j'ai reconnue la chanson et que c'est MA chanson préférée (le problème
étant que TOUTES les chansons sont MA chanson préférée, et que ce cri
strident je vais le faire tenir pendant 2h en continu), et après je vais
chanter hurler sur les paroles. Et pendant les ponts, les
solos instru, je crie parce que... ben parce que c'est juste impossible pour moi de faire
autrement!
Je suis la personne la plus calme du monde mais posez moi
dans une salle de concert et je vrille, je décolle et c'est tellement bon que ça en devient un peu flippant aussi parce que j'ai l'impression que c'est les
seuls moments où je suis vraiment en vie.
J'ai fait près de 400
concerts. Dans des bars intimistes comme dans des Zénith. J'ai assisté à des concerts de funk, de rock, de chansons françaises, de rap, de pop, de jazz, de musique classique...
J'ai bu une bière avec Christophe Miossec.
J'ai sué sur Rage against the machine.
J'ai jumpé devant IAM.
J'ai frisonné devant Renaud.
J'ai balancé la tête, yeux fermés, en écoutant Bloc Party.
J'ai hurlé ma race avec les
Foo Fighters.
J'ai slamé pendant Muse.
J'ai souri avec Renan Luce.
J'ai ri avec Mr Roux.
J'ai eu des chatouilles dans le fond du ventre devant Thomas Winter et Bogue.
J'ai eu 15 ans à nouveau devant Saez.
Je crois bien que j'ai eu un orgasme quand j'ai vu Paul Simonon (de The Clash) jouer avec Damon Albarn (de Blur) pour The Good, the Bad and the Queen.
J'ai craqué mon string avec Juliet and the Licks.
J'ai zoum zoum zang avec NTM.
J'ai "petit pays, je t'aime beaucoup" avec Césaria Evora.
J'ai Tu tututututu tuu avec les White Stripes.
J'ai "oh fuck it, i'm gonna have a party" avec Nada Surf.
J'ai "oh fuck it, i'm gonna have a party" avec Nada Surf.
J'ai swingué avec Thomas Dutronc.
J'ai essuyé mes larmes du revers de la main et craché par terre avec The Long Blondes.
J'ai retenu ma respiration, bouche bée, pendant que Loic Lantoine parlait.
J'ai été une groupie hystérique (et failli perdre mon débardeur) devant The Strokes.
J'ai eu l'accent québécois pendant deux heures avec Les Trois accords.
J'ai roulé une pelle inoubliable devant We are Scientists.
J'ai Arrggh avec les !!!.
J'ai aimé être triste avec Benjamin Biolay.
J'ai eu envie d'un ukulélé avec Soko.
J'ai parlé arabe avec Soud Massi.
J'ai voyagé dans les années 70 avec Macéo Parker.
J'ai perdu mes converses devant The Raconteurs.
J'ai perdu mon portable en pogotant avec Guerilla Poubelle.
J'ai perdu ma virginité à un concert de Radiohead.
Je suis allée à Las Vegas avec Matthieu Boogaerts.
J'ai fait des centaines et des centaines de kilomètres pour The Rakes.
Je me suis faufilée, sans billet, pour voir Cold War Kids.
J'ai sautillé joyeusement devant Peter, Bjorn and John.
Je me suis foulée la cheville devant les Hushpuppies.
J'ai pété des genoux à Queen of the Stone Age.
Je suis montée sur les épaules d'un inconnu devant Pixies.
J'étais bourrée pour The Cure.
Je pleurais pour un connard avec Archive.
"Pray to god I think of a nice thing to say
But I don't think I can so fuck you anyway"
Je suis montée sur scène pour rejoindre Déportivo.
J'ai été émue par Damien Rice.
J'ai pas crevée d'ennui dans Paris grâce à Manu Chao.
J'ai été délicieusement blasée avec These new puritans.
J'ai eu la chair de poule avec Syd Matters.
J'ai été accidentally in love avec Counting Crows.
J'ai fumé de la Marie-Jeanne en écoutant Hubert-Félix Thiephaine.
La fille du coupeur de join.
J'ai été secoué par The Kills.
J'ai eu un clin d'oeil du chanteur des Killers.
Je ne suis fait draguer par Rachid Taha.
Je suis fou de toi, depuis depuis toujours.
J'ai essayé de faire d'Adam Green un friend of mine.
J'aurais bien aimé être pote avec M.I.A. aussi.
En attendant, j'ai fait quelques passes de foot avec Alex Turner et c'est déjà pas mal.
J'ai aimé les mots de Ridan.
J'ai été voir Clarika, la fille, tu sais...
J'ai chialé parce que j'ai râté The Coral. Trois fois.
J'ai vu Glen Hansard dans un tout petit bar.
Et LCD soundsystem dans un très très grand stade.
New York i love you, but you bringing me down.
Moriarty et moi, on a craqué sur le même garçon.
Jimmy, oh won't you please come home.
J'ai crié "yeah" devant les Yeah Yeah Yeahs.
(elle était facile celle-là!)
J'ai crié "Fatal" devant les Fatals Picard.
(ça pouvait pas marcher à tous les coups)
J'avais les doc martens dans la boue devant The Foals.
Des talons aiguilles pour Kasabian.
Et j'étais pieds nus devant TV on the radio.
...
Et à chacun de ses concert, je crois bien que je suis tombée amoureuse.
J'ai perdu mon portable en pogotant avec Guerilla Poubelle.
J'ai perdu ma virginité à un concert de Radiohead.
Je suis allée à Las Vegas avec Matthieu Boogaerts.
J'ai fait des centaines et des centaines de kilomètres pour The Rakes.
Je me suis faufilée, sans billet, pour voir Cold War Kids.
J'ai sautillé joyeusement devant Peter, Bjorn and John.
Je me suis foulée la cheville devant les Hushpuppies.
J'ai pété des genoux à Queen of the Stone Age.
Je suis montée sur les épaules d'un inconnu devant Pixies.
J'étais bourrée pour The Cure.
Je pleurais pour un connard avec Archive.
"Pray to god I think of a nice thing to say
But I don't think I can so fuck you anyway"
Je suis montée sur scène pour rejoindre Déportivo.
J'ai été émue par Damien Rice.
J'ai pas crevée d'ennui dans Paris grâce à Manu Chao.
J'ai été délicieusement blasée avec These new puritans.
J'ai eu la chair de poule avec Syd Matters.
J'ai été accidentally in love avec Counting Crows.
J'ai fumé de la Marie-Jeanne en écoutant Hubert-Félix Thiephaine.
La fille du coupeur de join.
J'ai été secoué par The Kills.
J'ai eu un clin d'oeil du chanteur des Killers.
Je ne suis fait draguer par Rachid Taha.
Je suis fou de toi, depuis depuis toujours.
J'ai essayé de faire d'Adam Green un friend of mine.
J'aurais bien aimé être pote avec M.I.A. aussi.
En attendant, j'ai fait quelques passes de foot avec Alex Turner et c'est déjà pas mal.
J'ai aimé les mots de Ridan.
J'ai chialé parce que j'ai râté The Coral. Trois fois.
J'ai vu Glen Hansard dans un tout petit bar.
Et LCD soundsystem dans un très très grand stade.
New York i love you, but you bringing me down.
Moriarty et moi, on a craqué sur le même garçon.
Jimmy, oh won't you please come home.
J'ai crié "yeah" devant les Yeah Yeah Yeahs.
(elle était facile celle-là!)
J'ai crié "Fatal" devant les Fatals Picard.
(ça pouvait pas marcher à tous les coups)
J'avais les doc martens dans la boue devant The Foals.
Des talons aiguilles pour Kasabian.
Et j'étais pieds nus devant TV on the radio.
...
Et à chacun de ses concert, je crois bien que je suis tombée amoureuse.
