Le mot
09:30Je ne suis pas susceptible. D'ailleurs, je suis la première à rire de moi-même. Peut-être par défense. Peut-être parce que j'ai du ...
03/07/2014 - 09:30
Je ne suis pas susceptible. D'ailleurs, je suis la première à rire de moi-même. Peut-être par défense. Peut-être parce que j'ai du mal à me prendre au sérieux. Peut-être même parce que je préfère me dénigrer avant quelqu'un d'autre n'ait le pouvoir de le faire. Mais peu importe, je me suis toujours foutue de ce qu'on a toujours pu me dire.
Jusqu'à ce que ça vienne de toi.
"Chieuse".
Je suis une chieuse et c'est toi, l'homme que j'aime, qui le dit.
Un mot qui me file mal au bide. Et au coeur. Je ne pourrais pas rester avec quelqu'un qui me fait chier, alors pourquoi tu le fais, toi. Je sais, j'exagère, c'était juste un mot, un soir un de dispute, un soir bourré qui plus est. Tu ne t'en souviens peut-être même pas. Sauf que "chieuse", ça reste accroché au-dessus de ma tête, sale étiquette. Alors je ferme ma gueule, faute de pouvoir la faire. Même quand tu as du retard, même quand tu sors sans vraiment me demander mon avis, même quand tu oublies de m'envoyer un texto pour me prévenir que tu vas rentrer tard. Même quand tu rentres et que la première chose que tu fais, c'est t'endormir sur le canapé. Je ferme ma gueule. Plutôt crever que de t'entendre encore une fois m'appeler une chieuse.
Jusqu'à ce que ça vienne de toi.
"Chieuse".
Je suis une chieuse et c'est toi, l'homme que j'aime, qui le dit.
Un mot qui me file mal au bide. Et au coeur. Je ne pourrais pas rester avec quelqu'un qui me fait chier, alors pourquoi tu le fais, toi. Je sais, j'exagère, c'était juste un mot, un soir un de dispute, un soir bourré qui plus est. Tu ne t'en souviens peut-être même pas. Sauf que "chieuse", ça reste accroché au-dessus de ma tête, sale étiquette. Alors je ferme ma gueule, faute de pouvoir la faire. Même quand tu as du retard, même quand tu sors sans vraiment me demander mon avis, même quand tu oublies de m'envoyer un texto pour me prévenir que tu vas rentrer tard. Même quand tu rentres et que la première chose que tu fais, c'est t'endormir sur le canapé. Je ferme ma gueule. Plutôt crever que de t'entendre encore une fois m'appeler une chieuse.
Alors, je suis cool. Celle qu'apparemment, je n'étais pas avant. Je ne regarde presque plus l'heure. Je ne m'inquiète pas. Rien à foutre. Fais ce que tu veux. Je ne donnerais plus mon avis. Je ne te demanderais plus de rentrer plus tôt ou de passer la soirée rien qu'avec moi. Je ne te parlerais même pas de ce resto qu'on devait faire pour mon anniversaire. Oui, il y a deux mois.
Je suis cool. Détachée. Je te laisse tranquille, j'arrête de gâcher tes soirées, d'être frustrée de ne pas avoir pu t'accompagner parce que je travaillais. Je sais bien, en ce moment, tout est nouveau pour toi. Nouveau travail, nouveaux horaires, nouvelles sources de stress, nouvelle vie presque. Et nouvelles raisons de vouloir décompresser. Sauf que dans tout ça, moi, j'ai plus vraiment l'impression d'avoir ma place. Et il est où l'intérêt d'être cool s'il n'y a personne pour le voir, si ça veut dire être seule, triste. Passer mes soirées sans toi. J'emmerde ta cool attitude et si c'est ce que tu recherches tu devrais peut-être sortir avec une fille qui ne n'est pas amoureuse de toi. J'en ai rien à foutre de passer pour une vieille conne qui louche sur sa montre. J'en ai rien à foutre d'en perdre ma dignité.
Parce que oui, moi, je suis une chieuse. Je t'aime et je te veux.
Je t'aime et je t'en veux.
Parce que oui, moi, je suis une chieuse. Je t'aime et je te veux.
Je t'aime et je t'en veux.




