Sea, sex and sun?
18:08L’été, on a l’esprit libre. On a laissé le boulot et les factures à la maison, pour une semaine ou un mois pour les plus chanceux (riches...
07/08/2013 - 18:08
L’été, on a l’esprit libre. On a laissé
le boulot et les factures à la maison, pour une semaine ou un mois pour
les plus chanceux (riches). Le soleil vient caresser notre peau qui se
dénude de plus en plus facilement (début juillet, on n’assume pas trop
notre cuissot un peu épais et palot. Fin août, on va chercher sa
baguette de pain en micro short et top cropped, et on envisage
sérieusement de lancer une pétition pour remplacer le friday wear par le
naked day au boulot). Bref, il fait chaud, il fait de plus en plus
chaud (oui, l’été on a même le droit d’avoir des références musicales
périmées), la température monte, monte… et résultat : ça copule à tout
va !
Enfin, il paraît… Voici les 10 raisons pour lesquelles, le sexe, l’été, ça craint :
1) Soyons sérieux, on passe
quand même un temps astronomique sur le canapé à essayer de trouver un
courant d’air, vautrée entre deux ventilateurs, avachie, le dos moite
(et le reste aussi d’ailleurs). Canicule nous voilà, et le moindre
geste nous semble monstrueux. Même chasser les moustiques de notre
mollet. Tant pis, on préfère se gratter pendant une semaine, pourvu qu’à
ce moment précis, on puisse rester immobile en soupirant des « Putain,
qu’il fait chaud… »
La plage. Parlons-en deux minutes :
2) Enfin du soleil ! On
l’a entendu toute l’année et ça y est, on peut finalement ronronner sur
une serviette dans notre mini bikini. Ah il nous avait manqué ! En
fait, on en a tellement été privé le reste de l’année qu’à la première
exposition on n’y a droit, au joli coup de soleil. Pas façon sexy
« Heidi Klum, je montre mon cul ». Façon homard écarlate trop cuit. On
hurle dès que le drap frôle notre dos alors pour les caresses de chéri,
ça repassera. Mais t’inquiète, le prochain strip-tease sera intégral !
T’auras même le droit de retirer des lambeaux de peaux mortes de mes
épaules. Grrr !
3) Le sexe sur la plage, ça ne marche que dans Grease.
Le sable ça gratte. Les petites bêtes dans le sable, oh surprise, ça
gratte. La plage est dégueulasse entre les mégots de cigarette, les
canettes rouillées et les objets indéterminés (pourvu que ça soit pas
une capote, pourvu que ça soit pas une capote, faites que ça soit une
méduse accrochée dans mes cheveux !) et en prime, il y a des mioches qui
braillent partout.
4) Vous avez eu la bonne idée de louer une maison de vacances entres potes.
Voire mieux, avec beau-papa, belle-maman, le cousin lointain chelou et
les neveux en plein âge con. Il devait y avoir assez chambres mais
finalement, vous vous retrouvez à dormir sur le BZ, dans le salon. Et
bizarrement, il y a toujours quelqu’un pour se lever à 5h du matin. «
Pour profiter de la fraîcheur. Je vous dérange pas au moins ? ».
Naaaaan, jamais !
5) Pas besoin de partir à l’autre bout du monde pour être en vacances.
Apéro à la maison, parties de pétanque sur le parking et barbecue avec
quelques potes, presque tous les soirs, c’est aussi ça l’été. Mais vous
avez remarqué à quel point c’était épuisant de picoler toute la journée à
grand coup de mojitos ? Arrivée à la maison, à moitié saoule (et je
suis gentille), vous avez beau vous jetez sur le canapé en susurrant
(autant qu’il soit possible de susurrer quand on est bourrée) « chéri
fais-moi l’amour », il n’y a pas grand monde dans le caleçon. Monsieur
est fatigué. À moins que ça ne soit vous qui ne vous écrouliez en moins
de temps qu’il ne faut pour le RRrrrr…
6) Glaces, moules-frites les
pieds dans le sable, cocktails hyper sucrés, bière qui fait gonfler le
bide, côtes de porcs enduites de miel au barbecue… Euh, qui a dit que l’été on mangeait léger ?
«Chéri, j’ai troooop mangé. Je vais mourir ! »
7) Les galipettes dans une tente, c’est prendre le risque de rejouer le kama sutra en ombres chinoises.
Ou de faire méchamment chavirer la canadien et se prendre du plomb dans
la fesse à cause d’un voisin chasseur. « Désolé j’ai cru que votre
tente se faisait visiter par un sanglier ! ». Et, avec un peu de chance
pour votre égo, il dira même un « gros » sanglier. Les barbeuc, je vous
disais…
8) Entres les sorties
accro-branches, les randonnées en poney, le décalage horaire entre Lyon
et La Bourboules, les retards de la SNCF, les potes qui débarquent
uniquement en été et qui ont une année de cuites à rattraper,
les parties de bières ping-pong et les disputes parce qu’il a trop
louché sur la gagnante de miss tee-shirt mouillées… y a pas à dire, on
est vraiment trop occupés !
9) Un coucher de soleil, des
feux d’artifices au loin, les cigales qui chatouillent nos oreilles, un
verre de rosé bien frais, notre amoureux dans le même hamac… merde, si EN PLUS la nuit devient torride… Naaan ça serait trop parfait ! Pas notre truc !
10) Notre neveu, un peu geek sur
les bords, a enfin réussi à nous télécharger de façon tout à fait
illégale l’extension Les Sims à l’Université. A peine le temps de
refaire la salle de bain, de trouver le métier virtuel de nos rêves et
d’apprendre à jouer de la guitare qu’on se retrouve déjà en Octobre !
Et une petite dernière pour la route (c’est cadeau !) :
11) Vous étiez célibataires en partant et pensiez trouver la perle rare en la personne de votre voisin de serviette,
pour une nuit, une semaine ou, pourquoi pas, plus ! Mauvaise nouvelle,
mes envoyées spéciales sont formelles, après expertise sur le terrain,
il semblerait que le rapport de mi-saison soit très mauvais. Les mâles
entre 25 et 35 ans, célibataires, ont disparu de la surface des plages.
(Et j’ai même pas dit beaux, intelligents, drôles ou gentils. Juste «
célibataires », bordel !)
Alors, le reste de ma personne va
peut-être me détester pour avoir osé penser ça mais, putain, ma vie
sexuelle le crie haut et fort : vivement la rentrée !
